FUCKÉ AU CINÉMA BEAUBIEN ET AU CINÉMA LE CLAP DU 1ER AU 7 MAI

3.14*Collectif et Colonelle Films sont heureux d’annoncer la sortie en salles du long métrage documentaire FUCKÉ, écrit et réalisé par Simon Gaudreau.

Vendredi 1er mai au jeudi 7 mai 2015

:: HORAIRE AU CINÉMA BEAUBIEN :: MONTRÉAL
Ven, Sam, Dim, Lun, Mar, Mer, Jeu | 12:45, 17:10, 18:40

:: HORAIRE AU CINÉMA LE CLAP :: QUÉBEC
Ven, Sam, Dim, Lun, Mar, Mer, Jeu | 17h30, 21h30

Site web du film: www.fucke.org

Bande-annoce: http://goo.gl/Uqc1zx
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Un bloc-appartement avec chambres et toilettes à l’étage. Sept vies différentes qui s’entrecroisent dans l’odeur de la bière et du tabac. L’amitié, l’entraide et l’humour permettent à ces hommes de faire face à la dureté de leur réalité marquée par l’autodestruction et la dépendance.

Fucké est un long métrage documentaire canadien dont l’action se déroule sur le Plateau Mont-Royal, un quartier branché de Montréal dans la province de Québec. Les sept personnages de ce film, des hommes âgés de 32 à 65 ans, habitent dans un bloc appartements de 33 chambres, avec toilettes communes à l’étage. Ils sont tous des assistés sociaux et vivent dans une pauvreté économique en opposition avec l’idée que l’on peut se faire de la vie dans un tel quartier. Le réalisateur, Simon Gaudreau, les a côtoyés et filmés sur une période de deux ans. Il se met lui-même en scène dans le film et opte pour un regard résolument subjectif, au plus près de la réalité des protagonistes. La caméra participante offre ainsi un accès intimiste à une micro-société d’hommes vivants des phénomènes de désocialisation et de dépendances diverses. Fucké donne la parole et l’image à des êtres trop souvent ignorés et marginalisés par la société. Chaque personnage a son histoire qui lui est propre et que le film nous fait entrevoir, sans chercher à l’expliquer.

Claude est en fauteuil roulant. La raison de son état actuel reste inconnue, mais sa vie de bum est littéralement tatouée sur son corps devenu « fucké », comme il le dit lui-même. Claude boit de la bière, fume des joints, fait la fête avec ses voisins et accepte de « vivre dans sa merde ». Nicolas est originaire du Nouveau-Brunswick. Hanté nuit et jour par ses démons intérieurs, ses dépendances à l’alcool et à la drogue ne l’empêchent pas de se livrer de tout cœur à la caméra. Denis a une réelle fascination pour l’argent et les personnages mythiques comme Elvis ou John Lennon. Il est toujours là pour aider Claude à sortir ou faire le ménage du bloc appartement. Mario, ancien boxeur, est quant à lui un séducteur. D’un tempérament artistique, il ne peut s’empêcher d’empoigner la caméra du réalisateur et de s’approprier certains plans du film, qu’il narre de sa voix grave et profonde. François est un consommateur de drogue dure. Il partage avec la caméra le regard qu’il porte sur lui-même et sur la vie, qu’il voit comme un « cheminement humain et peut-être spirituel… si Dieu il y a ». Patrick a arrêté la cocaïne depuis un mois et demi, mais rien ne peut taire ses obsessions religieuses qui donnent un sens à sa vie. Jean-Guy est orphelin de Duplessis. Ramasseur, collectionneur et bricoleur, Jean-Guy s’isole de la société qui n’a été pour lui que source de blessures et de déception.

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